Ouest-France Aéroports de Paris

Nous nous réjouissons, Jean-Louis Tourenne et moi, de la décision historique du Conseil constitutionnel relative à la proposition de loi référendaire visant à rendre impossible la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP).

En effet, depuis le début de la discussion parlementaire sur la loi dite « Pacte », le groupe socialiste du Sénat n’a eu de cesse de contester cette privatisation. Face au refus répété du Gouvernement de revenir sur cette décision, les sénateurs socialistes ont donc initié un référendum d’initiative partagée (RIP) avec les députés socialistes et de nombreux parlementaires venus de tous les bancs. Ce front commun a obtenu une première victoire.

Pour aller plus avant dans le processus, il est désormais nécessaire de recueillir les signatures d’au moins 10% des électeurs en 9 mois -soit environ 4,8 millions d’électeurs. Pendant cette période, je souhaite la plus grande transparence quant aux instruments et aux modalités de collecte de ces signatures ; il en va de la crédibilité du Gouvernement.

Nous croyons aussi que dans la perspective de la révision constitutionnelle, l’assouplissement des critères de déclenchement du RIP apparaît de plus en plus en comme une exigence démocratique et comme un moyen de revitaliser notre vie politique. C’est par cette démocratie coopérative, conjuguant démocratie représentative et participative, que nous pouvons protéger le bien commun, au premier rang duquel figurent les services publics tel ADP.