J’étais présente ce matin à l’abbaye de Léhon, à Dinan, pour l’inauguration du Parc naturel régional Vallée de la Rance – Côte d’Émeraude.

Ce projet a été initié il y a près de 16 ans. Seize ans de travail, de mobilisation, de conviction portée par des dizaines d’élus, de maires, d’associations et d’habitants d’Ille-et-Vilaine et des Côtes-d’Armor. Ce matin, cette longue haleine se transformait enfin en réalité visible.

Un territoire d’exception désormais reconnu

Le parc couvre 90 000 hectares et 140 000 habitants, répartis sur 66 communes à cheval sur deux départements. De la Baie de la Fresnaye au Havre de Rothéneuf, il embrasse toute la Côte d’Émeraude, la vallée de la Rance, l’Arguenon, les forêts, le bocage, les estuaires. C’est un parc de terre et de mer, dont la charte, écrite avec toutes les parties prenantes, définit un projet de territoire pour 15 ans.

La Bretagne a désormais la singularité d’accueillir l’un des premiers parcs naturels régionaux de France, le Parc d’Armorique, classé en 1969, et le tout dernier, 59e parc naturel régional de France, classé en octobre 2024. Nous pouvons en être fiers.

Un projet de territoire, pas seulement de protection

Ce qui me tient à cœur dans ce parc, c’est qu’il ne se réduit pas à une mise sous cloche. Sa charte intègre des mesures concrètes pour concilier les activités créatrices d’emplois avec les enjeux de transition, agroécologie, énergies renouvelables, économie circulaire, et pour animer les liens entre le littoral et les territoires intérieurs. C’est exactement cela que nous devons faire en Bretagne : ne pas opposer préservation et développement, mais les faire avancer ensemble.

Une réussite collective

Je veux rendre hommage à toutes celles et ceux qui ont porté ce projet avec ténacité. Les maires qui y ont cru dès le début, les élus des deux départements, les associations qui ont animé la concertation, et tous les habitants qui ont fait confiance à cette démarche. Comme l’a dit Didier Lechien, maire de Dinan, l’un des premiers à soutenir le projet : « Enfin, on y arrive, après un travail de longue haleine. »

Ce matin à Léhon, j’ai vu ce que la Bretagne sait faire de mieux : agir ensemble, dans la durée, pour concilier transition écologique et vitalité locale. Ce parc est une belle promesse pour les générations qui viennent.