Ce matin, nous avons parlé d’éducation artistique et culturelle en commission culture du Sénat. Face au manque de structuration de cette politique publique, pourtant fondamentale, j’ai posé 3 questions très simples : qui pilote ? Qui paie ? Qui évalue ?
Pour ma part, je plaide pour la généralisation de cette politique sur le temps scolaire, seul moyen de s’assurer que tous les enfants bénéficient de l’EAC et qu’un parcours cohérent puisse être mis en place tout au long de la scolarité. Il faut aussi travailler à une gouvernance, au plus près des territoires, qui réunit le Ministère de l’Éducation nationale, le Ministère de la Culture et les collectivités. Ces dernières doivent être davantage aidées financierement et beaucoup mieux accompagnées.
Si nous croyons véritablement à l’EAC comme politique émancipatrice, capable d’ouvrir les horizons des élèves et de lutter contre les déterminismes sociaux et culturels, alors il est vraiment temps d’agir. C’est autant un enjeu de dignité et de reconnaissance individuelles qu’un enjeu de citoyenneté et de cohésion sociale.
